Règles de la Réserve Naturelle de Petite Terre

 

 

Chers visiteurs,

Nous sommes heureux de vous accueillir et de vous aider à découvrir les sites qui nous sont chers dans les meilleures conditions possibles. Pour ce faire, nous comptons sur vous pour une approche respectueuse de ces joyaux de la nature, afin qu'ils puissent continuer d'enchanter les générations futures et surtout préserver les écosystèmes dont beaucoup d'espèces dépendent pour survivre.

 

Les îlets de Petite Terre ont été classés en Réserve Naturelle Nationale par décret ministériel n°98-801 du 3 Septembre 1998. Afin de préserver ce milieu, la Réserve Naturelle est soumise à une réglementation qui relève d’un code de bonne conduite, et de fait, vous pouvez appliquer ces règles de la façon la plus large possible durant votre séjour en Guadeloupe, et par extension, dans l'ensemble des milieux naturels que vous serez amenés à visiter tout au long de votre vie.

Vous pouvez consulter les règles de la Réserve Naturelle de Petite Terre synthétisées lorsque vous nous accompagnez sur cette vidéo ->  https://youtu.be/MqI7XQLx5HM?si=-XYVNGAEhWAotgXH et si vous souhaitez les lire dans leur entièreté, elles sont ici =  https://reservesdesiradepetiteterre.com/ilets-de-petite-terre-reglementation/

Les réserves naturelles de Petite Terre et de La Désirade sont cogérées par l’ONF et l’association Titè.
Des gardes assurent avec assiduité les missions de surveillance, de gestion, d’entretien, de suivis scientifiques et de sensibilisation à l’environnement qui leurs sont confiées avec rigueur et discernement.

 

Nous allons donner plus de détail sur certaines règles qui vous concernent particulièrement lors de votre visite en notre compagnie. 

 

 

DERANGER LE MOINS POSSIBLE LES LIEUX : IMPACTER LE MOINS POSSIBLE PAR NOTRE PRESENCE

* Interdiction d'accéder à Terre de Haut :

Les îlets de la Réserve Naturelle de Petite Terre sont composés de deux îles, Terre de Bas qui est une Réserve partagée sur laquelle nous débarquons, et Terre de Haut qui est une Réserve intégrale (l'accès y est donc strictement interdit, seuls les gardes et les scientifiques en mission d'observation y sont autorisés)

 

* Interdiction de toucher, nourrir, déranger les animaux :

La Réserve Naturelle est un site privilégié pour observer certaines espèces qui viennent s'y abriter, s'y nourrir, ou s'y reproduire. Dans ce milieu naturel, les animaux ont toutes les ressources alimentaires dont ils ont besoin, et il ne faut surtout pas donner de la nourriture afin de les préserver (ces pratiques dérèglent les habitudes alimentaires et autonomes des espèces, entraînent des comportement agressifs et même des attaques, et sont particulièrement nocives pour la santé des espèces qui développent des maladies en mangeant des aliments non adaptés plutôt que les ressources naturelles dont leur organisme a besoin). Gardez à l'esprit que sur tous sites confondus, tenter les animaux avec de la nourriture amène à de douloureux accidents qui seraient autrement évités (barracudas, iguanes, etc..). 

Ne dérangez pas les animaux : De manière générale, rappelez vous qu'il ne faut toucher aucun des animaux sauvages, sur terre comme dans l'eau.
Si une tortue nage près de vous, gardez une distance de sécurité afin de ne pas l'empêcher d'évoluer librement, de monter respirer à la surface (elle en a besoin) et surtout ne touchez la tortue sous aucun prétexte (sur d'autres sites moins encadrés que Petite Terre, les tortues souffrent de ces contacts intempestifs et elles développent des maladies dont certaines excroissances de chair qui peuvent leur être fatales).
Vous remarquerez peut-être la présence des bébés requins au bord de la plage, Petite Terre est ce que l'on appelle "une nurserie naturelle" pour les requins citrons. Les bébés requins nagent souvent dans une zone très proche du bord, pour une raison tout à fait valable, c'est que dans le monde animal, ils sont très vulnérables, et beaucoup de prédateurs se délecteraient d'un petit requin, il faut donc bien les laisser tranquilles lorsqu'ils nagent près du bord.
Pour les iguanes, s'ils vous effraient par leur allure de dinosaures - bien qu'ils soient absolument magnifiques - , écartez vous, mais ne projetez rien en leur direction : vous savez, ils sont chez eux (et c'est une espèce protégée en danger critique d'extinction).
Ne sortez jamais un coquillage ou mollusque pour "le montrer" à quelqu'un, cela n'est pas bon du tout, déjà parce que nos mains sont porteuses de bactéries qui leur sont nocives, mais aussi parce qu'ils ne sont pas faits pour être manipulés, un oursin par exemple essaie de se lester pour garder sa coquille au fond de l'eau, vous lui faites ainsi "boire la tasse d'air" qui lui sera indubitablement très préjudiciable, voire mortel vu qu'il n'y était pas préparé.. cela va de même pour les lambis, les étoiles de mer, etc : on ne touche qu'avec les yeux, l'eau est bien assez transparente pour le permettre.

Les activités nautiques comme la pêche, le jetski, le surf, le wake board, foil, planche à voile, les scooter sous marin, etc.., et le survol en drone de la réserve sont également interdits afin de ne pas déranger les espèces qui s'y abritent.

 

* Interdiction de prélever ou détériorer lors de votre visite :

Il est interdit de pêcher, chasser, prélever des coquillages ou coraux (même morts), prélever du sable en souvenir, ou bien cueillir ou arracher des plantes par exemple. Tout est à sa place à Petite Terre, tout a une utilité dans l'ordre naturel des choses, et cela appartient au site, pas à nous.
Les coquillages et coraux morts font partie de la composition de la plage, lors de leur dégradation en sable, ils apportent des minéraux importants pour la calcification des coraux vivants mais aussi pour l'alimentation des animaux et des végétaux. De plus, ils sont utiles aux fameux bernards l'ermites qui s'en servent de logement, et les renouvellent au fil de leur croissance.
Vous ne pouvez pas arracher une plante qui vous empêcherai de vous installer confortablement avec votre serviette, de même vous ne pouvez casser une branche ou cueillir une fleur pour une photo. Cela semble évident pour beaucoup, mais pour certains l'impact ne semble pas notable. Pourtant cet écosystème qui a mis des milliers d'années à s'équilibrer est très fragile. Le chiendent qui glisse dans le sable, tient le sable et aide à lutter contre l'érosion de la plage, de même que le pourprier bord de mer, les raisiniers bord de mer, le romarin, et toute la végétation littorale qu'il faut absolument éviter de détériorer. 

 

 

RESPECT DES HERBIERS ET VIE SOUS MARINE

* Respect des zones de bouées protégeant des zones spécifiques dans le lagon :

Dans notre vidéo, vous remarquerez les limites marquées par les zones de bouées, qui visent à protéger l'écosystème autant que possible, tout en nous permettant de partager un moment avec la faune marine.

 

-> Les limitations proches de la plage protègent les zones d'herbiers marins. Ils sont extrêmement précieux et pourtant si fragiles ! 

La grande majorité des herbiers des Petites Antilles est constituée par Syringodium filiforme ("Herbe à lamentin" - aux feuilles cylindriques), et par Thalassia testudinum ("Herbe à tortue" - aux feuilles plates comme des rubans)

Sur le plan physique, ils contribuent à briser la houle et à ralentir les courants, stabilisant ainsi les sédiments côtiers. Les prairies d'herbes tortues sont magnifiques sous l'eau, mais ce que l'on ne voit pas, c'est le système racinaire sous le fond marin et son rôle essentiel. La structure dense des racines collecte le sable, lie le substrat et prévient l'érosion. Ceci est particulièrement important lors des tempêtes et des ouragans.
Sur le plan chimique, leur photosynthèse est une source importante d’oxygénation de l’eau dans les baies et les lagons confinés.  

Ces herbiers présentent une biodiversité élevée, constituant abri et source de nourriture pour une faune variée d’Invertébrés et de poissons (lambis, oursins blancs, langoustes...). Ils ont rôle également de « nurserie » pour les stades juvéniles de nombre d’espèces de poissons et d’invertébrés, qui regagneront en grandissant leur écosystème d’origine (souvent les récifs coralliens).

 

 

 

 

-> La limitation suivante protège une partie de la barrière de corail

La zone de bouées suivante démarrant depuis les falaises et traversant le lagon, a pour vocation d'empêcher l'accès à une zone de la barrière de corail du lagon afin de préserver les coraux en bonne santé dans cette zone, et dans l'espoir d'être bénéfique à une repopulation progressive du lagon par ces espèces.

Vous noterez vers le coude de fin de cette zone de bouées, de grosses boules de béton placées au fond sur lesquelles les organismes marins ont commencé à se fixer.

La vitesse de croissance très lente des coraux, leurs besoins écologiques très particuliers et leur mode de vie sédentaire les rendent d'autant plus fragiles, et empêchent les populations de se reconstituer rapidement après une catastrophe.

Il est donc primordial lors de votre visite, de ne jamais poser les pieds sur tout ce qui "ressemble à des roches sous l'eau", parfois vous pouvez penser qu'il s'agit "juste de coraux déjà morts" ou de simple "rochers", mais sur ces formations sous marines, la vie peut paraître "invisible", pourtant il y a des micro-organismes qui essaient de s'installer, nous ne les voyons pas à l'œil nu, alors imaginez si vous posez vos pieds dessus : cela engendre des dégâts considérables. Nous vous demandons également d'être très vigilants en nageant à proximité du récif, de ne pas le détériorer en le piétinant évidemment, mais aussi d'un coup de palme non maitrisé. 

Environ 50 % des récifs coralliens du monde sont morts au cours des 40 dernières années, et environ 60 % de ceux qui subsistent sont en danger à cause de l'activité humaine (pollution, tourisme, pêche, maladies, réchauffement climatique, etc..). 

Le corail est bien plus qu'un organisme marin : il est l'architecte d'écosystèmes essentiels, une barrière protectrice pour les côtes et un pilier de la biodiversité mondiale. Merci de nous aider à le préserver.

 

 

 

 

 

Choisir votre crème solaire : POINT IMPORTANT ! 


Nous ne pouvons pas affirmer à 100% que les crèmes solaires ne sont pas nocives pour les coraux, nous vous encourageons à utiliser des vêtements couvrants pour vous protéger du soleil et réduire l'utilisation des crèmes solaires, toutefois, afin de protéger les parties exposées de votre peau, nous vous invitons à choisir un produit "le plus propre possible" avec les données dont nous disposons actuellement.

Nous vous demandons donc de vous munir d’une crème respectueuse de l’environnement et particulièrement des coraux. Si les crèmes solaires bio, minérales et « océan protect » sont déjà mieux que bon nombre de crèmes utilisées avant, elles ont aussi surfé sur la tendance, et beaucoup sont encore loin d’être parfaites...
Pour vous aider à choisir, nous vous invitons si possible à prendre la crème « Alpha Nova Sun » qui a été une des premières à faire une formule "+ propre". Nous allons développer ci-dessous nos motivations (reprises de l'analyse d'une chimiste), donc lisez bien si le sujet vous intéresse (Elle est peu distribuée en Guadeloupe pour le moment, malheureusement), vous pourrez probablement trouver d'autres crèmes solaires répondant à ces critères en lisant ces explications.

Les filtres chimiques, longtemps utilisés dans certaines protections solaires, favorisent le blanchiment du corail. Utilisés pour contrer les rayons UV, ils sont composés de benzophènes ou d’aminobenzoates, qui favorisent la propagation d’un virus chez les zooxanthelles, les algues qui vivent en symbiose avec le corail : quand ces algues meurent, le corail blanchit et dépérit. Certains pays ont déjà interdit l’utilisation des crèmes solaires contenant de l’oxybenzone et de l’octinoxate, et il est affligeant de constater que ces crèmes sont encore commercialisées lorsque l’on connaît leur impact  (si vous n’allez pas à la mer, lorsque vous prenez une douche ces produits iront rejoindre à terme des réseaux d’eau, et leurs indésirables finiront dans la mer quand même..) .

D’après les chercheurs, 25 % de la quantité de crème étalée sur le corps se dilue dans la mer au bout de 20 minutes de baignades. Avec 16 000 à 25 000 tonnes de crèmes utilisées chaque année dans les régions tropicales, les récifs coralliens absorbent donc entre 4 000 et 6 000 tonnes de crème par an. Les nanoparticules ont également une incidence sur la croissance du plancton, qui est un élément important de la chaîne alimentaire des animaux marins. 

Et donc, avec ce que l’on sait aujourd’hui, que faut-il choisir
1 / les filtres chimiques ont une action malheureusement démontrée sur le blanchiment des coraux, ils sont donc à proscrire
2 / Le zinc est aqua toxique , il est donc à proscrire
3 / Le titane non enrobé pourrait être toxique pour les coraux, il y a eu une étude montrant que des particules de titane pures produiraient des radicaux libres et de l’eau oxygénée quand dans l’eau le titane est soumis aux UV

Or :
Les dioxide de titane utilisés en cosmétique bio ont déjà tenu compte de ce problème, ils sont photo-stables grâce à un enrobage huileux et un greffon d’alumina / aluminium hydroxyde

ALPHANOVA SUN ne contient pas de filtres chimique, ne contient pas de zinc , et n’utilise que des titane photo stables et non nano

ALPHANOVA est aussi une émulsion eau dans huile (émulsion inverse) qui permet une tenue très forte sur la peau quand on se baigne.
Conclusion le produit ne se repend pas dans l’eau mais reste « accroché « à la peau… c’est d’ailleurs là qu’il doit être pour assurer la protection de la peau.

Vous n'êtes pas obligés d'acheter cette crème même si nous la recommandons chaleureusement, sachez qu'il existe dans les gammes respectueuses de l'environnement marin, des laits solaires, des huiles solaires, ou bien tout simplement des laboratoires avec 'lesquels vous avez vos habitudes' qui proposent une gamme adaptée. L'idée étant que vous allez utiliser un produit respectueux qui vous est agréable et qui se soit engagé écologiquement (vous trouvez la liste de tous les composants nocifs dans le flacon dessiné sur l'illustration que nous avons traduit du site américain NOAA.gov : la version originale sur ce lien -> https://oceanservice.noaa.gov/news/sunscreen-corals.html )